Bienvenue sur le site de l’Association of Critical Heritage Studies !

L’ACHS a été fondée il y a plusieurs années dans le but de réunir ceux qui travaillent dans le domaine des études patrimoniales et qui sont intéressés à contribuer à l’examen critique de l’état, de la construction et du rôle du patrimoine, où que ce soit dans le monde.

Ces dernières années, le débat sur les questions sociétales prépondérantes que soulève le patrimoine culturel et naturel s’est intensifié sur la scène mondiale et l’Association y a contribué de manière distinctive et significative. Les trois congrès internationaux organisés successivement en Suède, à l’Université de Göteborg, en Australie, à l’Université nationale australienne, puis au Canada, à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université Concordia, ont suscité la création de nouveaux réseaux et l’identification de thèmes structurants pour la réflexion et le dialogue.

Partout, on observe que le patrimoine est au cœur de politiques identitaires, de conflits, du développement économique, que ce soit sous l’angle de la reconstitution de l’histoire ou dans des perspectives d’avenir. La complexité des problématiques de la formation et de l’appréhension des lieux, du passé et des traditions illustre la pertinence de la voie choisie par l’Association et l’envergure du défi qui nous attend.

De notre progrès épistémologique surgit une interrogation : quel est le statut des études patrimoniales, entre domaine d’études, professions du patrimoine, enseignement aux divers cycles et recherches postcoloniales ? Les « critical heritage studies », suivant leur tradition de s’attarder notamment aux thèmes du pouvoir, de la contestation, de la dissonance, ont trouvé une assise solide dans les universités. Il en va de même, dans le monde francophone, pour les études sur la patrimonialisation, sur les dessous des institutions, sur les fabrications et sur l’historicité du patrimoine. Il reste néanmoins beaucoup à faire, tant au plan conceptuel qu’au plan méthodologique, afin d’assurer aux études patrimoniales la cohérence et la rigueur qui les établiront dans le temps long. La collaboration est la clé de voûte de ce devenir : elle sollicite maintenant la rencontre des études de la culture matérielle, de l’écologie politique, du développement local, pour ne nommer que ces champs.

Qui plus est, les modes de production de savoirs les plus fructueux s’ancrent, comme nous le savons, dans une réelle compréhension des enjeux locaux et de leurs différenciations selon les régions du monde ou les traditions culturelles et intellectuelles différentes. Nous considérons que les études patrimoniales, comme plusieurs domaines de recherche universitaire, théorique ou publique, sont confrontées à des transformations globales qui interpellent leur positionnement, leur affirmation conceptuelle et leur rôle sociétal accru.

Les trois congrès de l’ACHS tenus à ce jour ont clairement démontré l’engagement généralisé à dépasser les frontières disciplinaires et le désir de construire des échanges mutuellement respectueux avec ceux qui travaillent dans des secteurs connexes, et ce, dans diverses parties du monde. Nous désirons poursuivre dans cette voie et, au-delà de l’apprentissage collaboratif, nous croyons qu’une analyse critique porteuse se doit d’outrepasser les frontières dans la constitution de dialogues inclusifs.

La langue internationale de travail de l’Association est l’anglais, mais nous aimerions aussi voir s’affirmer des évènements et des communications d’autres idiomes et d’autres univers culturels.

Vous trouverez ci-dessous des liens vers des sections du site anglais qui, nous l’espérons, sauront vous intéresser et vous seront utiles.

Tim Winter

Traduit par Lucie Morisset